Est-il bien raisonnable d'agir ainsi?

27 mars 2020
Catégorie: Général
27 mars 2020,

 

An English version is provided from the following Deutch am Textende French text

 

 

Est-il bien raisonnable d’agir AINSI?

Lorsque Diogène se promenait en plein jour dans les rues de la Grèce une lanterne allumée à la main, on lui demandait ce qu’il faisait. Je cherche un honnête homme, répondait-il. Dès notre tendre enfance et tout en grandissant, nous apprenons à nous mentir ainsi qu’aux autres, soi-disant pour « protéger » (pourrait-on croire) notre ego en croissance. Cette identité si précieuse que nous formons avec tant de diligence semblerait nécessiter qu’on la « protège ». Ce faisant, nous progressons vers l’âge adulte en ignorant exactement ce qui pourrait nous rendre différents de toutes autres espèces animales à savoir, la capacité d’atteindre l’état de satori (c.-à-d., celui de la conscience spirituelle. En d’autres termes, toute autre forme de vie animale est avant tout obsédée par la nécessité de survivre et de se protéger; alors que nous, en tant qu’humains, sommes en mesure d’aller bien au-delà cet état. Mais, le faisons-nous? Il faut se poser la question : EST-IL BIEN RAISONNABLE D’AGIR AINSI?

Pour diverses raisons, j’ai appris dès mon jeune âge que la seule manière de progresser à grands pas en tant qu’être humain consistait à ne pas se mentir et à être prêt à payer le prix de la rançon. En d’autres termes, il ne faut pas s’attendre à un traitement de faveur dans la vie. La douceur envers soi-même ou envers les autres ne produit aucun résultat valable pour ce qui est de relever les grands défis de l’existence. Par exemple, on ne peut pas arrêter de fumer en permanence en formulant des souhaits pieux, en pleurnichant sur son sort, en en parlant avec des amis ou en utilisant des timbres de nicotine. On ne peut pas cesser d’abuser de l’alcool (ce qui, poussé à l’excès constitue une mort certaine) sans prise de conscience majeure… c.-à-d., sans brasser la cage. Avant toute chose, il faut se dire la vérité et être prêt à PAYER LE PRIX DE LA RANÇON. J’ai appris dès mon jeune âge qu’il est bien plus facile de vaincre que de subir. Nul doute que mon enfance difficile m’a permis d’apprendre cette leçon très tôt dans la vie.

Nous vivons entourés d’innombrables galaxies et planètes.   D’après les scientifiques, notre planète Terre aurait 4,54 (± 0,05) milliards d’années (selon l’échelle temporelle des humains, bien sûr). L’univers semble infini tout comme le nombre de grains de sable sur certaines de nos plus belles plages. S’ils sont envisagés de cette manière, on pourrait penser (et probablement à juste titre) que l’infiniment grand et l’infiniment petit se rejoignent et ne font qu’un en état d’équilibre (le yin et le yang). La plus grande découverte du vingtième siècle fut probablement la théorie de la relativité d’Einstein qui prouva que la notion de temps est relative; mais, qu’à cela ne tienne, nous vivons comme si toute cette création intemporelle et infinie ainsi que les diverses formes d’énergie qui nous animent (l’électricité, les ondes sonores, etc.), y compris nos propres inventions, existaient dans le confinement de l’espace, de la chronologie et des vibrations où nous évoluons. Nous REDOUTONS la mort notamment, notre propre finalité physique, sans percevoir que de par notre conscience, nous sommes en fait des êtres éternels, c’est-à-dire, des êtres qui évoluent déjà dans l’éternité. Ainsi, notre inconscience nous empêche de faire appel à notre « ki », (ce formidable « agglutinant » universel) qui unifie toute chose dans l’univers et qui ne nous est que superficiellement accessible puisque nous en sommes inconscients.

Il y a environ six cents ans ou plus, la quasi-totalité de l’humanité avait recours à diverses religions et notions divines pour expliquer notre existence. Et pour bien des gens, peu de choses ont évolué. Ainsi, un bon chrétien était censé mener une vie d’expiation pour mériter le bonheur éternel à la droite de Dieu.  On se souviendra que Galilée, le père de la science moderne  (1564 à 1642), fut forcé d’abjurer sous peine d’excommunication lorsqu’il confirma certaines de ses théories concernant les notions de l’équilibre et du mouvement des corps solides, leur chute, leur translation rectiligne et leur inertie.  Pourtant, grâce à la science moderne et à certains des instruments fiables dont nous disposons, il nous suffirait d’ouvrir les yeux (ainsi que notre esprit) pour constater que l’éternité, c’est maintenant… c’est le moment présent. Car le passé et le futur ne sont qu’illusion chez les humains; les deux sont une création de l’homme à la recherche d’une certaine mesure de sécurité face à sa perception limitée de la vie dont les limites correspondent à la durée physique de notre corps et de notre ego plutôt qu’à la réalité de notre être spirituel. Sommes-nous vraiment limités à agir comme une mouche sur un carreau de fenêtre, à la recherche d’une issue de sortie qui ne viendra jamais, situation qui ne peut se résoudre que par notre « mort physique devant mettre un terme à notre incarnation matérielle?

Car pour comprendre l’humain, il faut se rappeler le mot clé c’est-à-dire, le mot « sécurité ». Tout semble tourner autour de ce concept. Nous passons notre enfance à donner forme à notre ego (ce que certains pourraient appeler notre « personnalité », bien qu’à mon sens à moi il s’agisse d’un euphémisme); puis, nous passons le reste de notre vie à tenter de le protéger des soi-disant attaques qui nous guettent. Mais, si quelqu’un de bien intentionné tente de nous sensibiliser à nos erreurs parce qu’il veut notre bien, nous le bannissons à tout jamais comme ce fut le cas pour Galilée face à l’Église. Plutôt que de faire preuve de gratitude pour cette grande générosité (puisqu’il nous a « brassé la cage » à ses risques et périls – ce que très peu de gens osent faire), nous le couvrons d’injures. Encore une fois, l’ego se trompe d’ennemi. « Comment ose-t-il remettre en cause, mon libre arbitre, mon jugement, mon expérience de vie?, » vous dites-vous.  « Après tout, il s’agit bien de ma vie à moi. » Bien sûr, il existe de nombreuses personnes mal intentionnées prêtes à nous critiquer quoiqu’il arrive dans l’espoir de nous dominer. Mais, est-ce si important? Ne devrions-nous pas plutôt écarter l’ego et remercier cette rare personne ayant été assez généreuse pour nous aider à quitter le sillon de notre vieille programmation dans lequel nous étions enlisés (allusion à la PNL ou programmation neurolinguistique) pour nous permettre d’emprunter une nouvelle voie et briser l’emprise du tabagisme, de la consommation excessive de bouffe ou d’alcool, etc. dont nous étions prisonniers?

Pour mieux illustrer la chose, prenons l’exemple concret de notre domaine de prédilection à savoir, les arts martiaux. Si vous pratiquez les arts martiaux et que vous fondez un dojo en mettant l’accent sur la compétition, votre clientèle potentielle sera au rendez-vous puisque chacun ressent avant tout le besoin de nourrir l’ego et de l’emporter sur quelqu’un ou quelque chose. L’individu, semble-t-il, se réalise et se « sécurise » ainsi, en particulier s’il l’emporte sur un autre. Mais si votre dojo met exclusivement l’accent sur les notions d’humilité (libre de l’ego) et sur le bien-être mutuel, vous devrez alors multiplier considérablement vos efforts ne serait-ce que pour attirer uniquement quelques nouveaux membres.  En d’autres termes, en s’émancipant de l’ego, on peut atteindre des sommets incommensurables et former un tout avec l’ensemble de l’univers (en acceptant de vivre dans le présent et de s’harmoniser au flux de l’énergie); mais la grande majorité des gens préfère faire les choses à leur manière, donc de ne pas prendre leur envol et de s’opposer à ce que la vie leur apporte afin de suivre ce que leur ego leur dicte.  Pour dire les choses d’une autre façon, à l’instar de la mouche sur le carreau d’une fenêtre, la majorité préfère chercher une issue illusoire  et percevoir les autres comme l’adversaire à vaincre ou même, un danger à surmonter… Quant à moi, j’appelle ça le mythe de Sisyphe. Ça ne mène nulle part.

Est-il bien raisonnable d’agir AINSI?

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©Adrien Breton 03-2020, Tous droits réservés

 

We just don’t get it, DO WE?

As Diogenes roamed about the streets of Greece in broad daylight with a lighted lantern in his hand, one would ask him what he was doing. And his reply was that he was searching for an honest man. From the very first day we are born and as we grow up, we learn to lie to ourselves and therefore, to others in order to “protect” our developing ego (or so it would seem). One would think that this very precious identity we are so painstakingly developing needs to be “protected.” In doing so, we gradually evolve into adulthood unknowingly bypassing exactly what could make us different from all other animal species namely, the ability to reach the state of Satori (i.e., of spiritual awareness = ). In other words, all other forms of animal life are first and foremost concerned with the need to survive and protect themselves but we, as human beings, have the ability to go far beyond that state. The question is: DO WE?

For various personal reasons, I have learnt from an early age that the only sure way to make huge strides as a human being was to avoid lieing and be prepared to pay the price. In other words, there is no free ride in life. You cannot be soft towards yourself or use this same soft approach with others, and yet hope that you or they will make any significant progress. For instance, you can’t stop smoking just by wishing you didn’t, by crying over it, by talking about it, or by simply using patches. You can’t stop excessively abusing alcohol (thus driving yourself into oblivion with it) without any major awakening… i.e., without shaking the tree. You have to tell yourself the truth; YOU HAVE TO PAY THE PRICE. The lesson I learnt at my mother’s knee is that it is far easier to overcome than to submit. The harsh conditions I had to grow up in definitely played a role in my learning such a lesson at an early stage.

We live surrounded with endless galaxies and planets.  Scientists tell us that the age of planet Earth alone is estimated to be 4.54 ± 0.05 billion years (human time estimation, of course). The universe seems as endless as the number of grains of sand on some of our nicest beaches. When looked upon from that point of view, one would tend to think, and probably rightly so, that Huge and Tiny come full circle and are one and the same thing kept in balance (Yin and Yang). Probably the greatest discovery of the twentieth century (Einstein’s theory of relativity) proved to us that the notion of time is relative, and yet, what do we do? We live as if all of this timeless and endless creation along with the various forms of energy animating us (electricity, sound waves, etc.) and our inventions were limited in space, time, and vibrational or wave existence. We FEAR death namely, our own physical DEATH, not realizing that, through our conscience, we are indeed eternal beings and already live in eternity. We fail to tap into the absolutely astounding potential of our ki (or ), this universal “glue” or energy unifying all things in the universe.

Some six hundred years ago or more, just about all of humanity explained our existence in terms of various Gods and religions. To many, this is still the case. A good Christian, for instance, was supposed to live a redeeming life in order to deserve existing in eternal bliss, next to God.  As a matter of fact, the father of modern science, Galileo (1564 – 1642), was forced to recant or be excommunicated when he insisted on some of his theories about speed, gravity, free fall, the principle of relativityinertiaprojectile motion and some of his scientific observations on celestial objects.  Yet, with the help of modern science and reliable instruments, all we need to do is open our eyes and our minds to realise that we ARE in eternity right now, in the present moment. Past and Future are human illusions; they are both notions of man’s creation meant to provide some measure of security to our limited perception of life whose boundaries most of us have defined as the life span of our own material existence and ego instead of that of our spiritual being. Are we truly limited to act like flies on a window pane, endlessly trying to fly out, but to no avail and until physical “death do us part” from this earth?

When it comes to humans, the key word is indeed “security”. Everything seems to evolve around that. We spend our childhood developing our ego (what some might call our “personality”, which is a euphemism); and then, we strain ourselves for the rest of our lives trying to protect it from so-called attacks from others. But, if any well-motivated individual is trying to show us the errors of our ways with the best of intentions as to our wellbeing, such a person will be banished for life as Galileo was from the Church. We will spit on him instead of showing gratitude for his being so generous as to risk “shaking our tree.” Of course, here again the ego is at play. “How dare he or she question my authority, my knowledge, my experience,” you think. “After all, it is MY life, isn’t it?” Yes, I do have to say that there are indeed numerous people with ill intent who will criticize us, no matter what we do, in an attempt to gain an edge on us. But why should we care? Instead, shouldn’t we set the ego aside and be grateful to the very rare individual who is generous enough to break our programmed habits (reference to NLP or Neurolinguistic Programming), thereby helping us to embark on a new path of not smoking, not overeating, or not overdrinking, etc.?

Just to bring the point home, let’s look at a concrete example related to our field of interest namely, the field of martial arts. If you start a new martial arts endeavour and base it on competition, people will simply flock to it, because they need to feed their ego and win over someone or something. Comparing themselves to others gives them a measure of accomplishment and a sense of “security,” especially if they win. But if you were to base your martial arts endeavour solely on the premises of humility (devoid of ego), and mutual care and benefit, then you would have to multiply your efforts tenfold in order to attract just a few new members. In other words, one can soar to unlimited heights by escaping the ego and uniting with the rest of the universe (accepting to live in the present and go with the flow); but the great majority prefers to do it his or her own way, that is, to stay at ground level and oppose the flow in order to assert their ego… To say it in a different way, the majority seems to prefer hopelessly trying to find an imaginary exit through the window pane by perceiving others as opponents to overcome or even, imminent danger to counter… I personally would call this the Myth of Sisyphus. It is a dead-end street.

We just don’t seem to get it, DO WE?

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©Adrien Breton 03-2020, All rights reserved

 

Wir verstehen es einfach nicht, ODER?

Als Diogenes durch die Straßen von Griechenland im vollen Tageslicht mit einer beleuchteten Laterne in seiner Hand streifte, fragte man ihn, was er tat. Und seine Antwort war, daß er nach einem ehrlichen Mann suche. Vom allerersten Tag unserer Geburt an und während wir aufwachsen, erlernen wir, uns selbst und folglich andere Menschen zu belügen, um unser sich entwickelndes Ego zu schützen  (oder so scheint es). Als ob diese so kostbare Identität, die wir so sorgfältig entwickeln, „geschützt werden muß.“ Dabei entwickeln wir uns allmählich zum Erwachsenen, und nehmen unseren großen Unterschied zu anderen Tierarten nicht wahr, nämlich die Fähigkeit, den Zustand von Satori zu erreichen (d.h. des geistigen Bewußtseins = ). Anders gesagt, alle weiteren Formen des Tierlebens sind vor allem befasst mit der Notwendigkeit zu überleben und sich zu schützen, aber wir als Menschen haben die Fähigkeit, weit über diesen Zustand hinaus zu gehen. Ehrlich gesagt, wir tun es nicht, ODER?

Aus verschiedenen persönlichen Gründen habe ich vom jüngsten Kindesalter an erfahren, daß die einzige sichere Weise, sehr große Fortschritte als menschliches Wesen zu machen diejenige ist, das zu Lügen vermeiden und vorbereitet zu sein den Preis zu zahlen. Das heißt, im Leben gibt es keine freie Fahrt. Sie können nicht zu nachsichtig mit sich selbst sein oder diese gleiche nachsichtige Annäherung mit anderen Menschen verwenden, und doch hoffen, daß sie Fortschritte machen werden. Zum Beispiel können Sie nicht das Rauchen aufhören, nur indem Sie es sich wünschen; es genügt nicht die Situation zu beweinen oder darüber zu sprechen; es genügt nicht einfach „Nikotinpflaster“ zu verwenden. Ohne großes Erwachen können Sie nicht aufhören Alkohol zu missbrauchen (ein Todesurteil) …; sie müssen (den Baum durchschütteln. Sie müssen sich selbst der Wahrheit stellen; SIE MÜSSEN DEN PREIS ZAHLEN. Es ist viel leichter zu überwinden als den Kopf zu senken; das habe ich sehr jung gelernt. Die rauhen Bedingungen, in denen ich heranwuchs spielten höchstwahrscheinlich eine Rolle, um mir zu helfen eine Lehre daraus zu ziehen.

Wir leben von endlosen Galaxien und Planeten umgeben.  Laut Wissenschaftlern wird das Erdalter auf ungefähr 4,54 (± 0,05) Milliarden Jahre geschätzt (selbstverständlich als menschliche Zeitschätzung). Das Universum scheint so endlos, wie die Zahl der Sandkörnchen auf einigen unserer schönsten Strände. Von diesem Standpunkt aus würde man vermutlich mit Recht denken, dass sich mit riesig und winzig der Kreis schließt und beides ein und die selbe Sache ist, im Gleichgewicht gehalten (Yin und Yang). Die vermutlich größte Entdeckung des zwanzigsten Jahrhunderts (Einsteins Relativitätstheorie) hat uns bewiesen, daß der Begriff der Zeit relativ ist, und doch –                                                                                                            was tun wir? Wir leben, als ob sowohl diese ganze zeitlose und endlose Schöpfung, mit den verschiedenen Formen von Energie, (Elektrizität, Schallwellen, etc.), als auch unsere Erfindungen von Raum, Zeit und Welleneigenschaften begrenzt würden. Wir FÜRCHTEN den Tod nämlich, unseren eigenen körperlichen TOD, ohne zu begreifen, daß wir durch unser Gewissen schon ewige Wesen sind und bereits in der Ewigkeit leben. Es gelingt uns nicht, dieses immense Potenzial unseres ki (oder ), diesen „Universalkleber“ oder diese Energie anzuzapfen, die alle Dinge im Universum vereinigt.

Vor mehr oder weniger sechs hundert Jahren, erklärte fast die ganze Menschheit unsere Existenz durch verschiedene Götter und Religionen. Für viele Menschen ist das noch immer der Fall. Ein guter Christ sollte zum Beispiel ein heiliges Menschenleben haben, um in ewigem Glück neben Gott zu leben.  Tatsächlich wurde Galileo, der Vater der modernen Wissenschaft (1564 bis 1642), unter Androhung von Exkommunikation gezwungen zu widerrufen, als er auf seinen Theorien bestand zur Geschwindigkeit, zur Schwerkraft, zum freien Fall, zum Relativitätsprinzip, zur Trägheit, zur Wurfbewegung und zu einigen seiner wissenschaftlichen Beobachtungen der Himmelskörper.  Jedoch müssen wir nur mit Hilfe der modernen Wissenschaft und zuverlässiger Instrumente unsere Augen und unseren Verstand öffnen, um zu verstehen, daß wir JETZT gerade in der Ewigkeit sind… in diesem Augenblick. Vergangenheit und Zukunft sind menschliche Illusionen. Sie sind beide vom Menschen geschaffene Begriffe, die für Sicherheit sorgen sollen in unserer begrenzten Vorstellung des Lebens, dessen Grenzen die meisten von uns als die Lebenspanne unserer eigenen materiellen Existenz und unseres Egos, anstelle unseres geistigen Seins definiert haben. Sind wir wirklich darauf begrenzt, wie Fliegen an einer Fensterscheibe zu agieren, die endlos aber vergebens versuchen heraus zu fliegen, “ bis dass der Tod uns scheidet“ von dieser Erde?

Für Menschen ist das Schlüsselwort in der Tat „Sicherheit”. Alles scheint damit zu tun zu haben. Wärend unserer Kindheit wird unser Ego entwickelt (was einige unsere „Persönlichkeit“ nennen könnten, und was ein Euphemismus wäre); und dann versuchen wir den Rest des Lebens es zu schützen vor sogenannten Angriffen von anderen. Aber wenn irgendeine wohlmeinende Person versucht, uns mit den besten Absichten zur Besinnung zu bringen, wird solch eine Person aus dem Leben verbannt, wie Galileo aus der Kirche. Wir verfluchen sie, anstatt Dankbarkeit zu zeigen wenn er mit Großzügigkeit („unseren Baum durchschüttelt“. Selbstverständlich ist hier das Ego wieder am Werk. Wir denken: „Wie kann er meine Autorität, mein Wissen, meine Erfahrung hinterfragen?“  „Immerhin geht es um mein eigenes Leben.“ Und ja, ich muß sagen, es gibt in der Tat zahlreiche Leute die aus böser Absicht kritisieren, um sich über uns zu stellen. Aber weshalb sollten wir uns darum kümmern? Sollten wir stattdessen nicht das Ego beiseite schieben und dieser seltenen Person dankbar sein, die großzügig genug ist, unsere programmierten Gewohnheiten zu durchbrechen (Hinweis auf NLP oder Neurolinguistische Programmierung), und uns dadurch hilft, auf einem neuen Weg zu gehen d.h. nicht zu rauchen, sich nicht zu überessen, und sich nicht mit Alkohol zu betrinken?

Um deutlich zu sein, lassen Sie uns ein konkretes Beispiel betrachten, das unseren Interessensbereich betrifft, nämlich die Kampfkünste. Wenn eine Kampfkunstschule gegründet wird und auf Wettkampf basiert ist, dann strömt man scharenweise dorthin, weil man sein Ego nähren und über jemanden oder etwas triumphieren möchte. Sich mit anderen zu vergleichen gibt einem das Gefühl der Erfüllung und der „Sicherheit“ (besonders wenn man gewinnt!) Aber, wenn diese Kampfkunstschule nur auf Bescheidenheit (frei vom Ego) und auf gemeinsamem Nutzen beruht, dann würden Sie Ihre Bemühungen zehnfach multiplizieren müssen, um ein paar wenige neue Mitglieder anzuziehen. Mit anderen Worten, man kann zu unbegrenzten Höhen ansteigen, indem man sich dem Ego entzieht und sich mit dem Rest des Universums vereinigt (in der Gegenwart lebt und mit dem Strom schwimmt); aber die große Mehrheit verfolgt ihren eigenen Weg und schwingt sich nicht auf, widersetzt sich dem Strom um ihr Ego durchzusetzen… Anders gesagt scheint die Mehrheit hoffnungslos zu versuchen, einen unwirklichen Ausgang durch die Fensterscheibe zu finden, indem sie andere als Konkurrenten zu überwinden sucht oder sogar der unmittelbar drohenden Gefahr widerspricht…Wenn Sie mich fragen, würde ich das den Mythus von Sisyphus nennen. Es führt ins Nichts, glaube ich.

Wir verstehen es einfach nicht, ODER?

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